17.07.2009

De l'espoir et de la réussite...

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Les jeunes Noirs ne doivent pas rêver "seulement de basketteurs ou de rappeurs". Barack Obama s’adressait en ces termes ce jeudi à la communauté afro-américaine.

 

Ce problème parait universellement partagé par les minorités. Pour ramener ce problème à La France, on pourrait comparer la situation en se l’appropriant. Les jeunes de banlieues ne doivent pas rêver qu’à devenir le prochain Zidane ou le prochain Jamel Debouze.

 

Aujourd’hui, qu’est-ce que notre société propose comme perspective d’avenir à tous ces jeunes issus de quartiers populaires, souvent troisième ou quatrième génération d’immigrés ? Quel modèle de réussite leur proposons-nous ? Le foot, le rap… quand l’exemple le plus simple à suivre n’est pas l’activité illégale, source de revenu facile.

 

En cela, Barack Obama est porteur d’un espoir. Non seulement pour les minorités, mais pour chaque individu qui n’est pas né dans un milieu favorisé. Le discours est beau, mais l’exemple est fort. On dit qu’un leader ne véhicule pas un message, il est le message. Un « black » à la présidence des Etats Unis vaut plus que tous les discours, toutes les conférences de la terre.

 

Il faut reconnaitre à Nicolas Sarkozy la portée bénéfique de certains de ces actes. Il fut beaucoup critiqué comme ministre de l’intérieur pour ces propos sur les banlieues. Mais à long terme, je suis convaincu qu’avoir nommé des personnalités comme Rama Yade, Rachida Dati et Fadela Amara au gouvernement servira plus la cause des minorités que tous les « plans banlieue » qu’on puisse imaginer. Le vrai véritable « plan banlieue » c’était de donner des exemples extrêmement forts de réussite sociale à des jeunes qui pourraient légitimement fustiger l’ascenseur social. Je ne pense pas que tout le monde ait encore bien mesuré la portée de la nomination d’une femme issu, de l’immigration, au ministère de la justice.

 

Ce qui est gênant, c’est qu’il n’a certainement pas nommé ses personnalités pour de bonnes raisons. Mais il l’a fait, et il restera le premier à l’avoir fait… lui que les anti-sarkozystes primaires taxaient de fasciste et raciste.

 

Le seul moyen de sortir tant de jeunes de l’apathie dans laquelle ils ont été plongé par les dérives d’un état providence inefficace et par la panne quasi-totale de l’ascenseur social est de leur donner des exemples de réussite sociale pour leur donner envie et confiance en l’avenir et la République.

 

Pour cela il y a plusieurs pistes :

 

Une des premières pistes pour une meilleure intégration des minorités passe par l’éducation. La discrimination positive volontaire (non imposé par l’état) d’établissements me parait un moyen simple et efficace l’accès à des jeunes qui n’ont pas eu la même égalité des chances, à des diplômes valorisant. Pour que cela soit efficace, il ne faut surtout pas l’imposer aux établissements. La contrainte nuit à l’efficacité. Je suis persuadé de la sagesse individuelle des responsables dans leur gestion autonome des établissements. La diversité et la mixité sociale est valorisante pour tous, par l’échange d’expériences, une meilleure compréhension du fonctionnement du monde. Certes, il y aura certainement toujours des établissements conservateurs et élitistes qui ne voudront pas mélanger les classes sociales, mais je suis persuadé qu’à long terme, la richesse, la valeur ajoutée apportée par la mixité sociale surclassera les conservatismes.

 

Le monde de l’entreprise reste le principal levier d’ascension sociale. Il sera vecteur d’intégration par une flexibilisation du marché du travail. Un employeur se prémunie de toutes les garanties possibles avant d’embaucher, car il sait qu’il sera extrêmement compliqué de se séparer d’un employé qui ne répondra pas à ses attentes. Ces garanties sont les diplômes et les expériences qui s’acquièrent beaucoup plus facilement quand on est issu d’un milieu favorisé. Flexibiliser le marché du travail facilitera l’embauche et permettra à ceux qui n’ont pas eu les moyens de s’offrir de brillantes études de faire leurs preuves, de montrer de quoi ils sont capables. Montrer l’étendue de leurs talents, qu’un système scolaire inadapté n’aura pas forcément détecté.

 

Une troisième voie consiste à continuer ce volontarisme politique qui consiste à donner aux gens de l’espoir et des exemples de réussite. La mondialisation réduit peu à peu les pouvoirs de l’Etat contrairement à ce que certains essayent de nous faire croire. L’Etat n’a plus la maitrise de la société dans un monde globalisé par l’hyper développement des moyens de communication. Mais il a encore un moyen d’influence par la manipulation des symboles.

 

Envoyer toujours plus de CRS dans les banlieues reviendrait à essayer d’éteindre un feu de forêt avec un extincteur. Certains comportements ne doivent pas rester impunis. Mais par souci d’efficacité, il faudra un jour réaliser les réformes structurelles qui permettront enfin à chacun de reprendre confiance, de retrouver foi en l’avenir, de vivre un nouvel espoir…

 

Car tout est question de rêves et d’espoirs…

Thibaud DENOLLE

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11.07.2009

Cette année, les contribuables sont libérés le 15 juillet

15 juillet.jpgAvec 53,2 % du PIB de dépenses publiques, la France est l’un des pays où le poids de l’Etat, des administrations et des collectivités territoriales est le plus lourd au monde. En moyenne chaque Français va donc travailler plus de la moitié de l’année pour financer, avec ses impôts et taxes, une dépense publique toujours plus importante. Sa libération fiscale, c’est-à-dire le jour de l’année à partir duquel il dispose librement de ses revenus, tombe cette année le 15 juillet.

Le Parti Libéral Démocrate regrette que l’essentiel de la vie des Français soit géré par l’Etat et ses administrations, en leur laissant une liberté réduite à son minimum. En 2009, les dépenses publiques représentent 195 journées de travail du contribuable moyen, contre seulement 154 jours en moyenne dans les pays de l’OCDE. Au final, les Français passent donc un mois et demi de plus à travailler pour couvrir les dépenses de l’Etat que leurs homologues.

Le Parti Libéral Démocrate constate aussi que cette pression fiscale pèse sur la compétitivité française. Le poids de nos prélèvements obligatoires et leur forte progressivité découragent l’effort supplémentaire et la réussite. Elles étouffent les talents et bloquent l’ascenseur social. En bridant la croissance, cette pression fiscale diminue les recettes issues des prélèvements obligatoires. Pour rembourser notre dette en augmentant nos recettes fiscales, il est nécessaire de donner du tonus à la croissance, non pas en augmentant les prélèvements obligatoires mais au contraire en les diminuant.

L’augmentation des taxes aurait des conséquences dramatiques sur le dynamisme de notre pays et sur l’alourdissement de notre dette publique. Ce n’est pas de nouveaux emprunts « obligatoires » qu’il convient de mettre en place, mais bien la réduction des dépenses publiques par la redéfinition des missions de l’Etat et la mise en concurrence de ses services (courrier, électricité, transports, éducation, santé, retraites…) afin de faire avancer la liberté.

00:29 Ecrit par Thibaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook